Titre: Bleach
Auteur: Tite Kubo n’est en fait qu’un pseudonyme qui cache le nom de Kubo Noriaki. Né le 26 juin 1977, ce jeune homme de 29 ans commence ses débuts au collège où dans un club de dessin il se découvre un potentiel. En 2000, devenu mangaka, il sort son premier manga « Zombie Powder » paru dans Shonen Jump. Cependant par manque de succès, cette série est arrêtée au 4ème volume.
Il abandonne alors ce projet, et commence deux ans plus tard à écrire un nouveau manga dont le genre diffère, et est empreint de Dragon Ball ; basé sur un héro qui doit lutter pour sauver ceux qu’il aime et le monde ^^. Publié dans Weekly Shonen Jump, ce nouveau manga rencontre un réel succès. C’est grâce à un héro attachant, à une histoire qui mêle monde contemporain et monde médiéval japonais que cette série est appréciée de tous. Actuellement, la série est connue sur tous les continents. Son expansion ne cesse de s’accroître : 8 langues différentes retranscrivent l’univers de Bleach. Bleach est aujourd’hui adapté sur différents supports tels la télévision sur TV Tokyo, les consoles de jeu (PsP, DS, GameCube, GBA), et bien d’autres…
C'est deux ans plus tard qu'il se met à écrire Bleach dans le Shônen Weekly Jump, magazine hebdomadaire. Et le succès ne s'est pas fait attendre. Il faut dire que ce mangaka a du talent, et Bleach regorge de dessins somptueux, de personnages attachants et de rebondissement dans le scénario. Actuellement, 10 millions de volumes ont été vendus et le manga a été traduit dans 7 langues différentes !
source:
http://www.bleach-france.com
Déjà 20 volumes dispos
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Histoire: Ichigo Kurosaki, est un lycéen d'une quinzaine d'années qui se la raconte rouquin ténébreux. Cette caractéristique est assez distincte pour qu'il ait le mérite d'être déjà un inconvénient dans un monde des plus austères lorsqu'il s'agit de passer inaperçu mais Ichigo n'en a que faire et comme il possède un fort caractère, ce sont ceux qui lui cherchent des crosses qui ramassent. Le reste de sa famille, tout aussi déjantée, est composée de ses deux soeurs, Yuzu et Karin, et de son père médecin avec lequel les disputes en arrivent souvent à dégénérer en bagarres totalement délirantes. La bagarre est justement un domaine où Ichigo excelle mais son principal atout est aussi une malédiction : il peut voir les fantômes et leur parler, un don qu'il n'exploite que dans une moindre mesure...
Kikuchi est un shinigami c'est-à-dire une « divinité de la mort » qui agit dans le but d'envoyer les âmes égarées transiter dans une sorte de paradis appelé la Soul Society. Elle livre de terribles combats contre les "hollows", des âmes malfaisantes se nourrissant de fortes âmes spirituelles. Kikuchi est invisible aux yeux humains mais le fort potentiel spirituel d'Ichigo va la détecter. Au hasard des aléas d'une recherche de ces mauvaises âmes, Kikuchi va être obligée de faire d'Ichigo un shinigami par intermittence. Le jeune homme n'a pas encore bien compris sa tâche mais tout ce qu'il a retenu c'est qu'il doit mourir pour l'accomplir...
Le scénario n'est pas très évolué et si dans les premiers instants, il rappelle celui de Shaman King, le reste évolue radicalement. Les similitudes avec l'autre shônen sont présentes dans le thème mais ici point de quête ni tournoi. C'est plutôt la mise en scène d'un combat entre justicier et des entités rendues mauvaises contre leur gré qui fait son apparition.
En ce qui concerne les thèmes, les réflexions ne sont pas très poussées mais ce sont les caractéristiques de l'amitié et de la famille qui sont principalement mises en avant dans ces premiers volumes. Pourtant, le meilleur arrive avec un humour omniprésent. En effet, la distinction s'opère dans le manga en présentant deux facettes : la première met en avant l'ambiance délirante et prend une tournure sérieuse lors des combats contre les "hollows" tandis que la seconde propose des instants humoristiques d'anthologie. Si les principaux fonctionnements de l'oeuvre apparaissent durant les trois premiers volumes où quelques passages marrants sans plus étaient inclus, c'est à partir du quatrième que beaucoup de moments « drôlatiques » à souhait apparaissent.
Ceci est notamment dû à un lot de personnages absolument tordants avec Kon la peluche vivante, Chad le balèze peu bavard, Don Kan'onji le medium anglophone, Orihime qui n'est pas sans rappeler Tohru de Fruits Basket ou Tatsuki la combattante et protectrice de la précédente. Ces personnages sont tellement marquants qu'ils font parfois passer le héros au second plan. Chacun possède des petits défauts ou des caractéristiques qui le rende ridicule, de quoi agrémenter le manga en situations originales. De plus, l'auteur adore entrer des petits mots en anglais en début ou en fin de conversation, ce qui accentue l'effet comique.
Le trait net et précis qui dépouille le dessin met en valeur les personnages. Le remplissage et le découpage sont assez simples mais leur efficacité permet de donner une intensité propice à chaque instant de l'histoire (combat, dialogue, délire...), grâce à un style hachuré à la manière de Sadamoto (Neon Genesis Evangelion). Les passages en SD ne sont pas si « SD » que cela mais arrivent à leurs fins en pointant du doigt les situations cocasses. On notera aussi les petits encarts entre les chapitres où les personnages sont rendus très « fashion » par Kubo.
En ce qui concerne l'adaptation télévisée, elle est de bonne facture et reprend le scénario du manga à la lettre près. Agréable à regarder, c'est avec une animation fluide et une OST convaincante que Bleach s'impose comme un très bon divertissement.
Bleach est donc un manga mélangeant situations comiques tordantes et scénario un peu plus plat proposant une lutte manichéenne qui se situe dans la droite lignée de Shaman King. Néanmoins, Bleach se démarque par un humour plus constant et un dessin accrocheur et net. A prendre pour ce qu'il est, ce manga fera passer un bon petit moment à tous les esprits.

