Titre: Eyeshield 21
Auteurs:
- Scénariste: Riichiro Inagaki. (pas d'infos)
- Dessinateur: Yusuke Murata. (pas d'infos)
11 volumes sortis:
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Histoire: [taille=24]SET HUT HUT!![/taille]
Sena Kobayakawa vient d'être accepté au lycée Deimon dans lequel il retrouve son amie d'enfance Mamori. Sena a toujours été petit, faible et trouillard. Persécuté par tous ses camarades, et ayant l'habitude de fuir, il a développé une vitesse hors du commun. Alors qu'il vient juste d'entrer dans le club de football américain en tant que manager, engagé par Kurita, un garçon nommé Hiruma, le second membre du club, remarque Sena, et le capture pour le faire entrer dans l'équipe en tant que Running Back. N'ayant pas le choix, il entre bel et bien dans l'équipe, mais son identité doit rester secrète. Il se fera appeler Eyeshield 21.
Eyeshield 21 est un manga toujours en cours au Japon, où il est prépublié dans le célèbre magazine Weekly Shônen Jump de l'éditeur Shueisha. Si on avait déjà pu découvrir d'autres séries sportives issues du même magazine, tel Captain Tsubasa (foot), Slam dunk (basket), Rookies (base-ball) et bientôt Prince du tennis (je vous laisse deviner), le manga de Yusuke Murata et Riichirô Inagaki s'attaque à un sport pas très connu en France, le football américain.
Vous ne trouverez donc pas ici de prof ramenant ses élèves dans le droit chemin par les vertus d'une batte de base-ball. Ou encore d'élève un peu voyou se découvrant de grandes capacités pour les dunk et autres rebonds durant des machs de basket trépidants qui, s'ils ne sont guère réalistes niveau capacités des joueurs, restent du moins relativement vraisemblables dans les comportements et le sérieux des parties.
Non, ici, le ton se veut plus proche de la parodie: le capitaine de l'équipe, parfait psychopathe, terrifie l'école entière, provoquant des crises d'hystérie collective à l'énoncé de son seul nom. Il ment et fait chanter sans aucun scrupule ses petits camarades pour les enrôler de force, les entraîne à coup de mitraillettes, de chien d'attaque et de bazooka, incarnant là de bien beaux idéaux sportifs...
Sena, quand à lui, cas typique du loser pleurnicheur écrasé par les plus forts, révèle évidemment des capacités hors du commun pour un sport qu'il n'imaginait même pas pratiquer dans ses rêves (ou ses pires cauchemars), capacités développées au fil des années par son aptitude depuis la maternelle de jouer les larbins...
De ce postulat légèrement original, Yusuke Murata reprend les ingrédients qui font le succès de ce type de séries : des gags à foison, soutenus par des graphismes «super deformed», scènes d'actions dynamiques, magnifiées par un dessin réaliste et une finesse de trait adéquate (saisissant quand Sena visualise ses trajectoires et que le temps semble se figer), des angles de vue vifs et peu courants, suspens en longueur, défilé d'adversaires de plus en plus doués et forts... Mais ici la recette fonctionne à merveille, et la série passionne bien vite. Si Sena n'est pas un personnage excessivement intéressant, Himura lui, donne à lui seul de l'intérêt de par ses méthodes d'entrainement intensives et peu orthodoxes, ses crises de colère et ses provocations. La série n'en est qu'à son commencement chez nous, mais déjà on sent un rythme frénétique et un talent pour les situations tordantes venues de nulle part. Car c'est ce qui différencie Eye Shield 21 des autres shônen de sport : son humour, absurde, surréaliste, qui fonctionne à plein régime. La série est relativement haletante, et nul besoin de connaître les règles du football américain pour se régaler, car celles-ci sont expliquées au fur et à mesure, judicieusement et de façon suffisamment didactique pour être claire.(c'est ce qui m'a fait regardé le Superbowl et d'un coup on comprend tout à ce sport!

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Bref, le ton ne se veut pas sérieux, jouant la carte de l'humour. Si le manga ne se voudra certainement pas une révolution du genre, il s'avère néanmoins plutôt efficace pour un premier volume si l'on sait à quoi s'attendre.
[taille=24]YAAA-HAAAAAA!!![/taille]
Demain Black Lagoon!
